• Pierre Blanchut: Création et interprétation musicale
  • Faustino Blanchut: Mise en scène, création chorégraphique, écriture des textes et interprétation. 

La Mauvaise Herbe est une résonance transposée du livre «Alamut» de Vladimir Bartol.
Ce roman, qui s’inscrit tragiquement dans notre époque avec les causes et les conséquences d’actes terroristes récents, conte l’histoire d’Hassan Ibn Al Sabbah, chef de la secte des assassins ayant vécu en Iran entre 1036 et 1124: 

«… Nous voulons faire d’eux des poignards vivants, qui nous soumettent à la faveur d’un seul geste et le temps et l’espace. Qu’ils sèment partout la crainte et le tremblement. Qu’une peur mortelle frappe les puissants qui voudraient se dresser contre nous… » 

Alamut 

Un créateur qui détient le savoir, un chef qui manipule son bien, le dissimule et le dilue petit à petit parmi ses subordonnés, ses employés, ses électeurs, où apparait toujours un favori, un bras droit, un fils spirituel qui saura comprendre. 

Le père et le fils convoquent sur scène la musique, le texte et la danse et déclinent avec humour et décadence les thèmes de la transmission, de l’aliénation, de la résistance et de la libération. La manipulation religieuse et politique du plus petit au plus grand.
Un monde parallèle et imaginaire où désespoir et fascination s’abîment devant l’absurde complexité du monde. Des réponses sans questions.

«Tu es ivre, tu es amoureux? Réjouis-toi.
Les caresses et le vin te consument? Ne le regrette pas. Qu’adviendra-t-il de nous ensuite? Ne t’en soucie pas. Ce que tu es? Jamais ne le sauras… Alors: à ta santé!»

-Omar Khayyam- 

Le spectacle  

C’est ici, dans notre jardin imaginaire que nous placerons notre scène.
Dans ce lieu absurde, imaginé, construit et manipulé par un fou, qui a «la faculté de ne jamais être intéressé plus longtemps qu’une minute à quoi que se soit» (cit. Jean Leloup, chanson «le dôme»), deux personnages apparaissent sur scène. L’esprit et l’intelligence, le corps et l’instinct. Le politique et l’agent de sécurité. 

Le créateur, adepte des tortillements de l’esprit donnera naissance à son fils spirituel, capable de comprendre ses ennuis existentiels.
Le fils, impulsif sera amené à se poser, comme son père avant lui, la fameuse question qui nous tient tous éveillé, nous qui doutons, pendant que les autres dormeurs insouciants roupillent comme des cailloux : 

«Mais qu’est ce que je fous là?!» 

La pièce, librement inspirée d’une histoire persane veut conserver avec ce contexte culturel d’origine des liens subtils.

Elle se développe dans un lieu très persan, le jardin. Qui doit apparaître aux sens du public par l’imaginaire des interprètes aidé en cela par l’atmosphère musicale de la pièce. La musique persane, élément clé, agissant directement sur scène par la virtuosité d’un musicien qui trouvera sa place sous les branches du saule pleureur, permettra de transporter l’action dans les montagnes iraniennes. 

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